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Épargne et placements

Flat tax (PFU) en 2026 : comment sont taxés vos revenus d'épargne et placements

Sarder Iftekhar24 June 202611 min read
Pile de pièces de monnaie devant un graphique financier illustrant les revenus de placement

Si vous avez un livret, des actions, une assurance-vie ou un compte-titres, vous touchez sans doute des intérêts, des dividendes ou des plus-values. En France, la plupart de ces revenus sont soumis à la flat tax, aussi appelée prélèvement forfaitaire unique ou PFU. En 2026, son taux reste de 30 %. Mais derrière ce chiffre simple se cachent quelques subtilités qui peuvent vous faire économiser.

Mise en place en 2018, la flat tax avait un objectif clair : simplifier la fiscalité de l'épargne et la rendre lisible. Avant cela, chaque type de revenu suivait ses propres règles. Aujourd'hui, un taux unique s'applique à presque tout.

Que contient vraiment ce taux de 30 %

Le taux de 30 % n'est pas un seul prélèvement, mais l'addition de deux éléments :

  • 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu
  • 17,2 % au titre des prélèvements sociaux (CSG, CRDS et prélèvement de solidarité)

Concrètement, si vous touchez 1 000 euros de dividendes, vous payez 300 euros de flat tax et il vous reste 700 euros nets. C'est simple à calculer, et c'est tout l'intérêt du dispositif.

Pour estimer l'imposition de vos gains en bourse, notre calculateur de plus-values applique automatiquement le bon taux.

Quels revenus sont concernés

La flat tax s'applique à la grande majorité des revenus de placement :

  • Les intérêts des livrets bancaires non réglementés et des comptes à terme
  • Les dividendes d'actions
  • Les plus-values de cession de valeurs mobilières (actions, obligations)
  • Les gains sur les contrats d'assurance-vie de moins de huit ans

En revanche, certains produits restent exonérés d'impôt sur le revenu, comme le Livret A, le LDDS ou le LEP. Les intérêts y sont nets de toute fiscalité, ce qui en fait des placements de précaution très utiles.

Un exemple chiffré sur un portefeuille d'actions

Prenons Camille, qui a investi 10 000 euros en bourse il y a trois ans. Elle revend ses titres 14 000 euros et touche en plus 400 euros de dividendes dans l'année. Sa plus-value est de 4 000 euros.

  • Sur la plus-value de 4 000 euros : flat tax de 30 %, soit 1 200 euros
  • Sur les dividendes de 400 euros : flat tax de 30 %, soit 120 euros

Camille conserve donc 2 800 euros de plus-value nette et 280 euros de dividendes nets. Si elle avait été non imposable, l'option au barème lui aurait évité les 12,8 % d'impôt sur le revenu et fait économiser plus de 560 euros. C'est exactement le genre d'arbitrage que notre calculateur de plus-values permet de vérifier en quelques secondes.

Cryptomonnaies : une logique proche

Les plus-values réalisées lors de la vente de cryptomonnaies contre des euros suivent une logique voisine, avec un taux global de 30 %. Si vous investissez dans les actifs numériques, notre calculateur de fiscalité crypto vous aide à estimer ce que vous devrez déclarer.

Quand choisir le barème plutôt que la flat tax

Voici le point que beaucoup d'épargnants ignorent : la flat tax n'est pas obligatoire. Chaque année, lors de votre déclaration, vous pouvez choisir l'option au barème progressif. Ce choix s'applique alors à l'ensemble de vos revenus de placement de l'année.

Cette option devient intéressante si vous êtes faiblement imposé. Si votre taux marginal est de 0 % ou de 11 %, le barème vous coûte moins cher que les 12,8 % de la flat tax. En choisissant le barème, vous bénéficiez aussi d'un abattement de 40 % sur les dividendes et d'une fraction de CSG déductible.

À l'inverse, si votre taux marginal est de 30 %, 41 % ou 45 %, la flat tax reste presque toujours plus avantageuse. Pour trancher, comparez les deux scénarios avec notre calculateur d'impôt sur le revenu avant de cocher la case.

Un dernier point souvent oublié : l'option au barème est globale et irrévocable pour l'année. Vous ne pouvez pas appliquer le barème à vos dividendes et la flat tax à vos plus-values. Il faut donc raisonner sur l'ensemble de vos revenus de placement avant de cocher la case 2OP de votre déclaration.

L'assurance-vie garde ses avantages

L'assurance-vie reste un placement à part. Après huit ans de détention, vous profitez d'un abattement annuel sur les gains : 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple. En dessous de ces montants, vos retraits sont quasiment exonérés d'impôt sur le revenu.

C'est pourquoi l'assurance-vie reste le placement préféré des Français pour préparer un projet à long terme ou transmettre un capital. La patience est ici récompensée fiscalement.

Pensez aux prélèvements sociaux

Même quand l'impôt sur le revenu est réduit ou nul, les 17,2 % de prélèvements sociaux restent dus dans la plupart des cas. C'est une erreur fréquente : on calcule son gain en oubliant cette part. Pour un placement, raisonnez toujours en net après prélèvements sociaux, pas en brut.

Si vous êtes travailleur indépendant et que vous mélangez revenus d'activité et revenus de placement, notre calculateur de cotisations sociales vous aide à séparer clairement les deux.

Le prélèvement à la source des revenus de placement

Beaucoup d'épargnants pensent que la flat tax se règle seulement au moment de la déclaration. En réalité, pour les intérêts et les dividendes, votre banque prélève dès leur versement un acompte de 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu, auquel s'ajoutent les 17,2 % de prélèvements sociaux. Cet acompte est ensuite régularisé l'année suivante lors de votre déclaration.

Si vos revenus sont modestes, vous pouvez demander à être dispensé de cet acompte. La demande se fait auprès de votre banque avant la fin novembre, sous condition de revenu fiscal de référence. C'est utile pour ne pas avancer un impôt que vous récupéreriez plus tard. Voici les situations où la dispense est pertinente :

  • Revenu fiscal de référence inférieur à 25 000 euros (personne seule) pour les intérêts
  • Revenu fiscal de référence inférieur à 50 000 euros (intérêts) pour un couple
  • Seuils plus élevés, autour de 50 000 et 75 000 euros, pour les dividendes

Pour situer votre revenu fiscal de référence, partez de notre calculateur d'impôt sur le revenu qui vous donne une estimation rapide.

En résumé

La flat tax de 30 % rend la fiscalité de l'épargne lisible : un taux, deux composantes, peu de calculs. Mais ce n'est pas toujours le choix optimal. Si vous êtes peu imposé, l'option au barème peut vous faire économiser plusieurs centaines d'euros.

Avant chaque déclaration, prenez le réflexe de comparer. Simulez d'abord votre situation avec notre calculateur de plus-values, puis vérifiez quel régime vous coûte le moins. Quelques minutes suffisent pour payer le juste impôt, ni plus, ni moins.

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